Jeux Equestres Mondiaux
Les championnats du Monde d’équitation
Les
Jeux Equestres Mondiaux (
World Equestrian Games en anglais) se disputent une fois tous les quatre ans, en année paire, en alternance avec les Jeux Olympiques. Ils regroupent en un même lieu au même moment les championnats des huit
disciplines équestres reconnues par la
FEI, présidée par la Princesse Haya Bint Al Hussein, épouse du Cheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum, souverain de Dubaï.
Ce sera l’évènement équestre le plus important jamais organisé par la France.
Qui est la FEI
La Fédération Equestre Internationale (FEI), créée en 1921 sous forme associative, est l’institution dirigeante des sports équestres au niveau international. Elle rassemble 135 fédérations équestres nationales. Son siège se situe à Lausanne en Suisse. Elle est actuellement présidée par son Altesse Royale, la princesse Haya Bint Al Hussein de Jordanie.
Elle est l’unique autorité sportive, reconnue par le Comité International Olympique (CIO), pour les concours internationaux concernant les 8 disciplines reconnues au niveau international : dressage, saut d’obstacles, concours complet, attelage, endurance, voltige, reining et para-équestre.
Comme toutes les fédérations sportives internationales, elle établit les règlements sportifs et approuve les programmes des différentes compétitions équestres internationales (les championnats, les jeux régionaux et les Jeux Olympiques).
En 2006, plus de 1951 compétitions équestres internationales ont été organisées sous l’égide de la FEI. La France est le pays ayant organisé le plus grand nombre de compétitions internationales avec 249, suivi de l’Allemagne (179) et des Etats-Unis (162).
Le saut d’obstacles est la discipline majeure (722 compétitions) suivi du concours complet d’équitation (413) et de l’endurance (393)
8 disciplines dont trois olympiques
Les
Jeux Equestres Mondiaux rassemblent sur un site unique et simultanément 8 disciplines.
A noter : l’équitation est le seul sport
olympique et
paralympique où les hommes et les femmes participent dans un concours unique et où le cavalier ou la cavalière, ainsi que le cheval sont médaillés.
Le concours de saut d’obstacles (CSO)
Discipline olympique et n°1 en France, le couple cavalier/cheval doit franchir entre 12 et 13 obstacles en un temps donné sans les percuter. Des pénalités en points ou en temps sont attribués en cas de refus, de chute ou lorsqu’une ou plusieurs barres tombent.
Cette discipline demande au
cavalier et à son
cheval un accord parfait car de nombreux paramètres tels que l’impulsion, la vitesse, la trajectoire, le nombre et la
longueur des foulées doivent se combiner afin de garantir un parcours sans faute. Les cavaliers qui n’ont commis aucune faute sont départagés par le chronomètre lors d’un barrage.
Le concours complet d’équitation (CCE)
Discipline olympique, elle est comparée à un «
triathlon équestre » car elle comprend trois épreuves différentes réparties sur trois jours :
— Une
épreuve de dressage
— Une
épreuve de « cross », épreuve magistrale, de loin la plus sélective. Les concurrents doivent franchir une trentaine d’obstacles fixes naturels, disposé sur un itinéraire « tout terrain » sur une distance de plus de 6500m à une vitesse moyenne de 570m/minutes.
— Une
épreuve de saut d’obstacles
D’origine militaire, le concours complet s’est développé pour éprouver l’
endurance, la
vitesse, le
courage et la
soumission des
montures de l’armée. C’est une des disciplines la plus éprouvante et la plus spectaculaire qui fait ressortir chez le cheval sa vitesse, son endurance, sa franchise et son agilité à l’obstacle.
Le dressage
Discipline olympique, c’est une discipline « jugée »Sur une carrière de 60 m x 20 m, le cavalier effectue un enchaînement de figures imposées ou libres et en musique.
dressage fait appel à l’élégance et à l’équilibre naturel du
cheval et implique une entente parfaite avec son
cavalier. Les principes de jugement se portent sur l’attitude, la locomotion du cheval et l’aisance d’exécution des mouvements.
L’endurance
L’
épreuve d’endurance se court au chronomètre sur un itinéraire balisé de 160 km avec des
contrôles vétérinaires avant, pendant et après l’épreuve.
Le cavalier doit savoir gérer les efforts de son cheval pour courir la distance au plus vite en le maintenant dans une parfaite condition physique. La vitesse moyenne d’une épreuve d’endurance du niveau des
JEM se situe aux alentours de 19km/h !
La France est une des meilleures nations dans le monde sur cette discipline.
L’attelage
Aux JEM cette discipline n’est pratiquée qu’en
attelage à 4 chevaux et comprend trois épreuves réparties sur trois jours :
—
Reprise de dressage : Le meneur et son attelage doivent effectuer une reprise au cours de laquelle le jury appréciera l’impulsion, le style, la régularité des allures mais aussi la propreté et l’état général de l’attelage.
—
Marathon : L’épreuve consiste en une série de plusieurs sections à vitesse imposée sur un terrain varié dont la dernière est constituée d’obstacles naturels ou artificiels : gué, rampes accentuées, chicanes, dévers, virages prononcés… à aborder dans un ordre précis. Le temps compte et les meneurs doivent se montrer rapides et précis.
—
Epreuve de maniabilité : Elle s’effectue sur une piste étroite et sinueuse jalonnée de portes balisées par des cônes surmontés de balles. Des pénalités sont infligées pour chaque balle tombée ou dépassement du temps imparti.
Le classement final est déterminé par le cumul des pénalités au cours de ces trois épreuves.
La voltige
La
voltige se pratique en
individuel et par
équipe. Les
voltigeurs doivent exécuter un programme de
figures imposées puis un programme libre sur fond musical. Le cheval, guidé par le
longeur, galope sur un cercle d’un diamètre maximum de 15 mètres. Le cheval est équipé d’un
surfaix muni d’anneaux qui sont autant de points d’appui pour le
voltigeur qui réalise ces figures.
Le reining
Cette discipline venant des Etats-Unis est la discipline “
reine” de l’
équitation western. Elle s’effectue toujours selon un parcours “
Pattern” (tracé écrit des figures à réaliser) imposant une alternance de figures obligatoires : grands cercles (
galops rapides), petits cercles (
galops lents), changements de pieds,
roll-backs (pivot de 180°) ,
spins (pirouettes de 360 ° autour d’un postérieur) et des
sliding stop (arrêts glissés sur les postérieurs).
Le cheval est jugé pour la précision, la docilité, le contrôle et le calme avec lesquels il exécute et enchaîne les différentes manœuvres imposées.
Le dressage para-équestre
Si les cavaliers
paralympiques peuvent pratiquer aussi bien le
CSO, l’attelage et le dressage, seul cette dernière discipline fait partie des
épreuves para-équestres des Jeux Equestres Mondiaux.
Les publics concernés sont :
— Les personnes paraplégiques et assimilées.
— Les personnes amputées et assimilés.
— Les personnes non voyantes et mal voyantes.
— Les personnes Infirmes Motrices Cérébrales et assimilées
— Les grands handicapés. (en Equimobile).